1 - La réputation de Khaybar (Sira 770).
Quand je suis allé à la Mecque, j’ai vu à la passe de al Bayda des gens des Quraysh essayant de récolter des nouvelles et demandant quel était la situation de l’apôtre parc equ’ils avaient su qu’il était parti pour Khaybar. Ils savaient que c’était la principale ville du Hedjaz, en fertilité, par ses fortifications, et sa population(...), Khaybar, qui était la ville des juifs et le jardin du Hedjaz.
Quand je suis allé à la Mecque, j’ai vu à la passe de al Bayda des gens des Quraysh essayant de récolter des nouvelles et demandant quel était la situation de l’apôtre parc equ’ils avaient su qu’il était parti pour Khaybar. Ils savaient que c’était la principale ville du Hedjaz, en fertilité, par ses fortifications, et sa population(...), Khaybar, qui était la ville des juifs et le jardin du Hedjaz.
| 2 - L’attaque sur Khaybar (Sira 755-7). |
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Après son retour de al Hudaybiya, l’apôtre resta à Médine durant le mois de Dhul Hijja et un partie de al Muharram, les polythéistes supervisant le pélerinage. Puis il marcha contre Khaybar. (...) Quand l’apôtre allait piller un autre peuple, il attendait le matin. S‘il entendait une prière, il se retenait; s’il ne l’entendait pas, il attaquait. Nous[01] sommes allés à Khaybar de nuit, e tl’apôtre passa la nuit là-bas; et quand vint le matin, nous n’avons pas entendu l’appel à la prière, alors il chevaucha et nous avons chevauché avec lui et j’ai chevauché derrière Abu Talha et mon pied touchait le pied de l’apôtre. Nous avons rencontré les travailleurs de Khaybar qui sortaient de leurs maisons avec leurs pelles et leurs paniers. Quand ils virent l’apôtre et l’armée, ils s’écrièrent: -Mohammed avec sa puissance! Et ils se retournèrent et fuirent. L’apôtre dit: -Allah Akbar! Khaybar est détruite. Quand nous arrivons sur la place des gens, c’est un mauvais matin pour ceux qui ont été avertis! (...) Quand l’apôtre marcha de Médine à Khaybar, il passa par le chemin de Isr, et une mosquée fut construite pour lui à cet endroit.; puis le chemin de al Sahba. Il avança ensuite avec l’armée jusq’à une vallée appelée al Raji, s’arrêtant entre les gens de Khaybar et les Ghatafan pour empêcher que ces derniers n’aident Khaybar, parce qu’ils étaient à leurs côtés contre l’apôtre. |
| 3 - Résumé de la prise de Khaybar (Baladuri 23). |
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Le prophète envahit Khaybar dans l’année 7. Son peuple le contestait, l’agaçait et résistait aux musulmans. Alors le prophète les assiégea environ un mois. Ils capitulèrent en ces termes: que leur sang soit épargné, leurs enfants saufs, qu’ils évacuent leurs terres, que les musulmans prennent l’or, largent, les armes, sauf, ce qu’ils portaient sur eux, et qu’ils ne cachent rien au prophète. |
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4 - Le siège des forts de Khaybar (Sira 758). |
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L’apôtre s’empara de leurs biens morceaux par morceaux et conquis les forts un par un à mesure qu’il s’en approchait. Le premier à tomber fut le fort de Naim; là, Mahmud ibn Maslama fut tué par une pierre de meule jetée sur lui; puis al Qamus, le fort des Banu Abul Huqayq. L’apôtre prit des captives parmi lesquellles se trouvait Safiya bint Huyayy ibn Akhtab, et qui avait été la femme de Kinana (...) et deux cousines. Il choisit Saffiya pour lui.Dihya ibn Khalifa al Kalbi avait demandé Safiya à l’apôtre, et quand celui-ci pla prit pour lui, il lui donna ses deux cousines en échange. Les femmes de Khaybar furent distribuées parmi les musulmans. Les musulmans mangeaient de la viande d’âne et l’apôtre se dressa et interdit aux gens un certain nombre de choses qu’il énuméra. (...) ... l’apôtre interdit quatre choses ce jour: les rapports sexuels avec des captives enceintes; la viande d’aânes domestiques; la viande d’animaux carnivores; vendre le butin avant de l’avoir réparti. |
| 5 - Capture de moutons (Sira 762). |
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Nous étions avec l’apôtre un soir, à Khaybar, quand s’approchèrnt quelques moutons appartenant à un juif, allant vers le fort que nous assiégions. L’apôtre demanda que l’on aille prendre cette nouritture pour nous, et Abu Yasar fut volontaire. Il dit: -Je vais courir comme une autruche, et quand l’apôtre que verra revenir, il dira: ô Allah, puissions-nous profiter encore longtemps de sa présence! J’ai atteint le troupeau alors que le premier mouton entrait dans le fort, et j’ai pris les deux derniers, je les ai emportés sous les bras, les ramenant vite, comme si je ne portais rien, e tje les ai déposés devant l’apôtre. Ils furent tués et mangés. |
| 6 - Les cris d’une femme de Khaybar (Sira 763). |
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Quand l’apôtre a conquis al Qamus, le fort des banu Abul Huqayq, Safiya bnt Huyayy ibn Akhtab fut amenée devant lui avec une autre femme. Bilal qui les amenait les fit passer par l’endroit où les juifs avaient été massacrés; et quand la femme qui était avec Safiya les découvrit, elle hurla, se gifla la figure et jeta de la poussière sur son visage. L’apôtre vit cela et il dit: - Éloigne cette diablesse de moi! |
| 7 - Tabari (I 253). |
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Khaïbar était en la possession des juifs; c'était la plus solide de leurs forteresses. Elle se composait de sept forts, de différentes grandeurs, entourés de plantations de dattiers. A deux parasanges de là demeuraient les Benî-Ghatafân, alliés des juifs. Le prophète, ayant laissé comme son lieutenant à Médine Sibâ', fils d"Orfota, vint mettre le siège devant Khaîbar. Les noms des sept forts étaient : Nâ'im, Qamouç ou fort des Abou'l-Hoqaïq, Katîba, appelé le fort de la Victoire, et ayant pour chef Ça'b, fils de Molâds; Schiqq, Natât, Watîh et Solâlim. Le prophète assiégea la forteresse pendant quinze jours. Les Benî-Ghatafân, après avoir quitté leur campement pour venir au secours de Khaïbar, craignant que le prophète n'envoyât une troupe contre leur tribu et ne fît enlever leurs femmes et leurs enfants, revinrent sur leurs pas. Le prophète souffrait d'une migraine. Chaque fois qu'il était pris de ce mal, il restait trois ou quatre jours sans sortir. 'Ali, de son côté, souffrant d'un mal d'yeux, était aussi retenu dans sa-tente. Le prophète fit appeler Abou-Bekr, lui remit le drapeau du commandement et lui ordonna de conduire les musulmans au combat. Abou-Bekr partit et tenta un assaut contre le fort extérieur. Une pierre de meule, qui fut jetée du haut du mur, tua le frère de Mohammed, fils de Maslama. Abou-Bekr revint à la fin du jour, sans avoir obtenu aucun avantage. Le lendemain, le prophète remit l'étendard à 'Omar, fils de Khattâb, qui combattit également sans succès, toute la journée. Le prophète dit : « Je remettrai l'étendard à un homme qui aime Allah et son prophète et qui en est aimé; il le tiendra vaillamment. » Alors tous les Qoraïschites et les principaux d'entre les musulmans désiraient vivement obtenir l'étendard. Le prophète dit: Où est 'Alî, fils d'Abou-Talib? On lui répondit qu'il était dans sa tente, et qu'il avait mal aux yeux. Le prophète l'envoya chercher, lui ouvrit les yeux et soufra dedans;'Alî fut guéri et put ouvrir les yeux. Le prophète lui remit l'étendard et le fit partir pour attaquer Khaïbar. |
| 8 - Duel à Khaybar (Tabari I 254). |
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Le premier qui se présenta à 'Alî fut l'un des chefs de Khaïbar, nornmé Mar'hab. Il sortit de la forteresse et défia 'Alî, en chantant: • Je suis connu dans Khaïbar : je suis Mar'hab, armé d'armes tranchantes, héros éprouvé. 'Ali répliqua Je suis celui que sa mère a nommé lion. Je vais vous mesurer avec la grande mesure. » Marlhab attaqua le premier, et d'un coup de sabre il fendit en deux le boucher d"Alî, sans que celui-ci fût atteint. Ensuite 'Alî frappa son adversaire et lui coupa une jambe; d'un second coup il le tua. Mohammed fils de Djarîr, dans cet ouvrage, rapporte que Marlhab fut tué par Mohammed, fils de Maslama, après que Zobaïr, fils d'Al-'Awwâm, lui eut coupé la jambe; car, dit-il,'Ali, souffrant des yeux, n'était pas venu au combat. Mais cette version est inexacte; la vérité est que Mar'hab fut tué par 'Alî. Dans un autre récit, il est dit que ce fort extérieur était muni d'une porte de fer d'une seule pièce, qui ne pouvait être ouverte qu'à l'aide de quatre hommes. 'Alî, saisissant l'anneau, ébranla la porte, et, assisté par Gabriel, il parvint à l'arracher. Ce fait n'est pas mentionné dans l'ouvrage [de Tabari] ; l'histoire de la porte y est rapportée ainsi : Lorsque Mar'hab eut tendu en deux morceaux le bouclier d"Ali, celui-ci, voyant à l'entrée du fort une porte jetée par terre, s'en empara, la prit dans sa main gauche et s'en servit, en combattant, en guise de bouclier; et le soir, en cessant la lutte, il la rejeta et s'en retourna. Les compagnons, au nombre de sept, qui étaient avec 'Alî dirent : Nous nous étions approchés tous ensemble pour prendre cette porte; nous ne pouvions pas la remuer. |
| 9 - Un accident au combat (Muslim 19, 4441). |
| Le jour de la bataille de Khaybar, mon frère combattit avec force du côté du prophète. Son propre sabre a rebondi et l’a tué. Les compagnons du messager d’Allah ont parlé de sa mort et doutaient qu’il soit considéré comme martyr. Ils disaient: -C’est un homme tué par sa propre arme... (...) Le messager d’Allah a dit[02] : -Il est mort comme un dévôt d’Allah et comme un guerrier. |
| 10 - La torture du juif Kinana (Tabari I 256). |
| 'Alî prit d'assaut le premier fort, tua le commandant, et fit prisonnier Kinâna, fils d'Al-'Hoqaïq. Kinâna était le chef des Benî-Nadhîr. Après la prise de la forteresse de sa tribu, il était venu à Khaïbar. Il avait pour femme Çafiya, fille de 'Hoyayy, fils d'Akhtab, ce chef des Nadhîr qui, en quittant sa ville, était venu dans la forteresse des Qoraïzha, qui avait été l'instigateur du grand rassemblement de troupes des Qoraïzha, des Ghatafân et des autres Arabes pour la guerre du Fossé, et qui, après la dispersion de cette armée, était allé se renfermer avec les Benî-Qoraïzha dans leur forteresse, où le prophète alla les attaquer. Kinâna et sa femme Çaliya, qui, en quittant le territoire dés Benî-Nadhîr, étaient venus à Khaïbar, tombèrent entre les mains d"Ali, qui les envoya, sous l'escorte de Belâl, auprès du prophète. Celui-ci, en voyant Çafiya, fut frappé de sa beauté; il la couvrit de son manteau et la fit asseoir derrière lui. Ses compagnons reconnurent ainsi qu'il la choisissait pour lui-même. Quant à Kinâna, il le fit garder avec les autres prisonniers. Quand les trois premiers forts furent tombés sous les efforts d"Alî, les garnisons du quatrième et du cinquième demandèrent à capituler aux mêmes conditions qu'on avait accordées aux Benî-Nadhîr, savoir: qu'ils pourraient quitter leur territoire en abandonnant leurs biens, et se rendre en Syrie. Le prophète y consentit, et ils partirent. Il restait à prendre le sixième et le septième fort, qui étaient plus solides que les autres et renfermaient des biens considérables. Mais la nuit approchait, et 'Alî retourna au camp. Le lendemain, toute l'armée vint assaillir les portes de ces forts sans réussir à les ouvrir. Or un homme vint dénoncer Kinâna, fils de 'Hoqaïq, comme sachant où étaient déposés les trésors des Benî-Nadhîr. Le prophète fit venir Kinâna, qui refusa d'avouer, résistant à toute persuasion. On le fit jurer sur l'âme de son père, mais il n'avoua pas. Alors un autre d'entre les prisonniers juifs vint faire la déclaration suivante : A tel endroit, près de la porte du fort, il y a un lieu isolé, autour duquel j'ai vu rôder Kinâna, chaque matin. Le prophète, ayant fait appeler Kinâna et l'ayant interrogé en vain, lui dit: Si je fais fouiller en cet endroit et que je trouve les trésors, je te ferai mettre à mort. - C'est bien, répliqua Kinâna. On fit des fouilles et l'on découvrit une partie des trésors. Kinâna refusant de dire où était le reste, le prophète fit venir Zobaïr, fils d'Al-'Awwâm, et lui dit : Mets-le à la question, jusqu'à ce qu'il avoue ou qu'il meure. Zobaïr lui lia les mains et les pieds, l'étendit par terre, et lui mit sur le visage et sur la barbe de l'amidon enflammé, qui lui brûla la peau. Kinâna n'avouait pas, Zobaïr, voyant que Kinâna était près de mourir, vint avertir le prophète. Celui-ci lui dit de le livrer à Mohammed, fils de Maslama, pour qu'il le fît mourir, en revanche de la mort de son frère Mahmoud, qui avait été tué à la porte du premier fort. Mohammed, fils de Maslama, saisit Kinâna et le tua. |
| 11 - Mohammed et la famille de Safiya (Baladuri 24). |
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La recehrche fut faite dans l’endroit désert, et le fut fut découvert. Le prophète, ensuite, mit les deux fils d’Abul Hukaik à mort, et l’un était l’époux de Safiyahh, fille d’Huyai ibn Akhtab. de plus, il captura leurs enfants et leurs femmes, et divisa leurs biens, à cause d eleur malhonnêteté. (...) Safiyah ajouta: de tous les hommes, le prophète est celui que je déteste lke plus, parce qu’il a tué mon époux, mon père, mon frère. |
| 12 - La torture du juif Kinana (Sira 764-5). |
| Kinana ibn al Rabi[03] , qui était le gardien du trésor des Banu al Nadir, fut amené devant l’apôtre qui l’interrogea à ce sujet. Il nia savoir où il était. Un juif arriva devant l’apôtre et dit qu’il avait vu Kinana autoru d’une ruie chaque matin très tôt. L’apôtre demanda à Kinana: -Sais-tu que si nous découvrons que tu l’as caché, nous te tuerons? Il répondit que oui. L’apôtre donna des ordres pour que la ruine fut fouillée et le trésor fut trouvé. On l’interrogea alors sur le reste du trésor mais il refusa de le livrer, alors l’apôtre ordonna à al Zubayr ib al Awwan: -Torture-le jusqu’à ce qu’il livre ce qu’il a. Alors il alluma un feu avec un silex et lui brûla la poitrine jusqu’à ce qu’il soit presque mort. Alors l’apôtre le livra à Mohammed ibn Maslama qui lui trancha la tête, pour venger son frère Mahmoud. |
| 13 - L’exécution des fils de Kinana (Baladuri 27). |
| A eux, le prophète dit: -Je suis conscient de la haîne que vous avez contre Allah et son prophète, mais cela ne m’”empèche pas de vous accorder ce que j’ai accordé à vos comagnons. Cependant, vous avez promis que si vous me cachiez quelque chose, verser votre sang me sera permis. Qu’est devenue votre vaisselle? Ils répondirent: -Elle a été perdue pendant le combat. Le prophète donna des ordres à ses compagnons d’aller où était enterrée la vaisselle. La vaisselle fut déterrée, et le prophète leur trancha la tête. |
| 14 - Négociations (Tabari I 257). |
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On avait combattu pendant trois jours sans résultat. Alors les habitants des deux forts demandèrent à capituler. Ils voulaient que le prophète leur accordât la vie sauve et se contentât de prendre leurs biens, et qu'il les laissât demeurer dans le pays, et conserver la religion juive, sans leur demander de capitation; ils abandonneraient au prophète leurs planta- tions de dattiers, qu'ils continueraient de cultiver; et, chaque année, au moment de la récolte, il viendrait prendre la moitié des fruits, en leur laissant l'autre moitié. Le prophète fit part de ces propositions à ses compagnons. Tous, Mohâdjir et Ançâr, les trouvèrent acceptables; ils dirent : Nous aurons ainsi leurs biens et nous posséderons leurs plantations, et ils seront nos fermiers. Ces arbres, s'ils restaient sans propriétaires, se dessécheraient, comme il est arrivé de ceux des Benî-Nadhîr. Ne leur imposons pas de tribut, puisqu’ils sont nos fermiers. Le prophète consentit, et accorda aux juifs ces conditions, en leur disant : Je veux, quand je le jugerai à propos, ou si j'aperçois de votre part quelque acte de trahison, pouvoir vous expulser. Les juifs y consentirent. Ensuite il fit écrire par 'Alî le traité, et le leur remit. En conséquence, ilsi cultivaient chaque année les plantations de dattiers. Lorsque les arbres étaient en fleur, le prophète envoyait une personne, pour évaluer le rendement et pour en prendre note; et, au moment de la récolte, il recevait la moitié des fruits, qu'il distribuait entre les musulmans, et il laissait l'autre moitié aux juifs. Cette manière de procéder est l'origine de la coutume adoptée par les souverains de faire évaluer le rendement du froment. Le prophète partagea entre les musulmans les biens de Khaïbar, et ne se réserva à lui-même que Çafiya, à laquelle il donna la liberté et qu'il épousa, après qu'elle eut embrassé l'islamisme. En voyant son visage, il aperçut sur le côté gauche, au-dessous de l'oeil,une tache noire, et il lui demanda ce que c'était. Çafiya lui dit : Le jour où votre armée vint assiéger Khaïbar, je fis un rêve. Il me sembla que la lune se détachait du ciel et venait tomber dans mon sein. Je racontai ce rêve à mon mari Kinâna, qui me dit : Toi aussi, tu désires ce Mohammed, ce roi du Hedjâz? et il me donna un soufflet, qui a laissé cette trace. Le prophète renvoya l'armée à Médine; lui-même n'y retourna pas; il partit pour la forteresse de Fadak. |
| 15 - La thèse de l’attentat (Sira 764-5). |
| L’apôtre se reposa et Zeynep bint al Arith, femme de Sallam ibn Mishkam lui prépara un rôti d’agneau, ayant demandé auparavant quelle partie il préférait. Quand elle sut que c’était l”paule; elle y mit une grande quantité de poison et empoisonna aussi l’agneau entier. Elle l’apporta et le plaça devant lui. Il prit l’épaule et en mâcha un morceau, mais ne l’avala pas. Bishr ibn al Bara (...) qui était avec lui en rpit aussi, mais il l’avala, tandis que l’apôtre le recrachait, en disant: -Cet os me dit que c’est empoisonné. Il fit appeler la femme, qui avoua et quand on lui demanda pourquoi elle l’avait fai, elle dit: -Tu sais ce que tu as fait à mon peuple. Je me suis dit:s’il est un roi, je m’en sortira, mais s’il est un prophète, il en sera averti. Alors l’apôtre la laissa partir. Bishr est mort de ce qu’il avait mangé. (...) L’apôtre a dit duran tla maladie dont il devait mourir, quand Umm Bisr bint al Bara est venue lui rendre visite: -Ô Umm Bishr, c’est à ce moment que je resens une souffrance mortelle à cause de ce que j’ai mangé à Khaybar avec ton frère. Les mususlmans considèrent que l’apôtre est mort en martyr en plus de sa fonction prophétique dont Allah l’a honoré. |
| 16 - Mohammed martyr des juifs (Tabari I 258). |
| Voilà le récit de cet événement, tel qu'il est donné par Mohammed fils de Djarîr. Dans le livre des guerres sacrées, il est rapporté différemment. La version exacte est celle-ci : Lorsque le prophète eut porté le morceau à sa bouche, Allah donna à la brebis rôtie la parole, et elle dit : « Ne mange pas ma chair, car je suis empoisonnée. » Ce fut là un des grands miracles de la mission prophétique de Mohammed. Gabriel vint et lui dit : Rejette ce morceau de ta bouche. Suivant une autre tradition, il aurait dit: 0 Mohammed, avale ce morceau en prononçant ces paroles : « Au nom d'Allah, par la vertu duquel rien, ni sur la terre, ni dans le ciel, ne devient nuisible. Il est celui qui entend et sait. » Tes ennemis sauront alors qu'ils ne, peuvent pas t'atteindre. Le prophète mangea le morceau; le poison fut absorbé par son corps et il n'en éprouva aucun mal. Mais, dans la suite, chaque année à la même époque, le poison se faisait sentir dans son corps, et à la fin il en mourut et fut ainsi martyr (car ceux qui meurent par le poison sont aussi martyr); Allah avait voulu lui accorder de cette façon la gloire du martyre. Le prophète a dit : Le morceau que j'ai mangé à Khaïbar se fait sentir dans mon corps, chaque année, à la même époque. Lorsque sa mort approchait, il dit : Maintenant il va me rompre la grande artère et il me fera mourir. Le prophète dit ces paroles dans l'année où il mourut. Il avait pris ce poison aux portes de Fadak; il dit « morceau de Khaïbar, » parce que le traité de Fadak avait été conclu non loin de Khaïbar, et qu'il n'était pas encore revenu de Khaïbar à Médine. Allah seul connaît la vérité. |
| 17 - Un esclave malhonnête (Sira 465). |
| Nous avons quitté Khaybar pour aller à Wadil Qura avec l’apôtre et nous nous sommes arrêtés dans la soirée quand le soleil se couchait. L’apôtre avait un esclave que Rifaaibn Zayd (...) lui avait donné. Il se trouvait en bas d ela selle de l’apôtre quand une flèche perdue le frappa. Nous lui avons souhaité l’entrée au paradis, mais l’apôtre dit: -Certainement pas! Son manteau brûle sur lui en enfer, en ce moment: il a volé en cachette des choses dans le butin des musulmans à Khaybar. |
| 18 - Un esclave malhonnête II (Baladuri 34). |
| - Cet esclave (...) a subi le martyre. Ce à quoi le prophète est exclamé: - Non! Il est plutôt tiré vers le feu dans le manteau qu’il a illégalement pris dans le butin. |
| 19 - Un esclave malhonnête III (Muwatta 21, 13, 25). |
| Rifaa ibn Zayd présentat un enfant esclave noir au messager d’Allah, dont le nom était Midam. Le messager d’Allah partit pour Wadil Qura, et quand il arriva, Midam défit la selle du chameau du messager d’Allah quand une flèche le frappa et le tua. Les gens dirent: -Bonne chance à lui! Le jardin![04] -Le messager d’Allah dit: -Non! Par celui qui me tient dans sa main! La vêtement qu’il a dérobé du butin de Khaybar que nous avons distribué brûlera avec lui en enfer... |
| 20 - Les repas de Khaybar (Hadith,Boukhari IV, 51,1) |
| Sowaïd-ben-En-No'ma'n ra porte qu'il partit avec l'envoyé de Allah, l'année de Khaïbar [05]. Arrivés à Es-Sahbà, ajoute-il, la localité la plus proche de Khaybar, le prophète fit la prière de l'après-midi; puis demanda des vivres; or comme on n'avait apporté que du sawiq, il donna l'ordre de le mouiller d'eau, et cela fait, il en mangea. Nous mangeâmes nous-mêmes ensuite, puis l'envoyé d'Allah fit la prière du coucher du soleil. Il s'était contenté, de se rincer la bouche sans faire ses ablutions et nous fimes comme lui. |
| 21 - Les repas de Khaybar (Daoud 14, 2698). |
| Avez-vous mis de côté le cinquième de la nourriture du temps de l’apôtre d’Allah? Il répondit: -Le jour de Khaybar, nous avons mis la main sur toute la nourriture, et un homme pouvait emporter autant de nourriture qu’il voulait et pouvait partir. |
| 22 - Le résumé de l’action de Mohammed à Khaybar (Sira 772). |
| ...Mohammed a conquis Khaybar et a épousé la fille de leur roi. Il s’est emparé de tout ce qu’ils possédaient et c’est maintenant la propriété de lui et de ses compagnons. |
| 23 - Le butin de Khaybar (Sira 773-4). |
| Le butin de Khaybar fut divisé, al Shaqq et nata tombèrent entr eles mains des musulmans, et al Katiba fut divisé en cinq part: le quint d’Allah, la part du prophète, la part des familles, des enfants et des pauvres, la part pour le train de vie des femmes du prophète, et la part des hommes yant été intermédiaires dans les négociaitons avec Fadak. A Muhayyisa, qui avait été un de ces hommes, l’apôtre donna trente chargements de blé et trente de dattes. Khaybar fut distribuée aux hommes d’al Hudaybiyya qu’ils aient été ou non à Khaybar. Seulk Jabir ibn Abdallah (..) était absent, et l’apôtre lui donna la même part que pour les autres.Ses deux vallées, al Surayr et Khass, constituent le territoire de khaybar qui fut divisé. Nata et al Shaqq formèrent 18 parts, 5 pour Nata et 13 pour al Shaqq. Les deux endroits furen tdivisés en 1800 parts. |
| 24 - Disputes autour du butin (Boukhari 4, 52, 80n). |
| Je suis allé voir l’apôtre d’Allah quand il était à Khaybar après sa prise par les musulmans. J’ai dit: -ô apôtre d’Allah! Donne moi une part de la terre de Khaybar! Un des fils de Said ibn Al As a dit: -ô apôtre d’Allah, ne lui donne pas de part! |
| 25 - La récompense des femmes musulmanes (Daoud 14, 2723). |
| ... d’après le témoignage de sa grand-mère, qui est partie avec l’apôtre d’Allah à la bataille de Khaybar. Elles étaient six elle inclue. (...) il dit: -Avec qui êtes-vous sortie? Qui vous a donné la permission de sortir? Nous avons dit: -Apôtre d’Allah, nous devons sortir pour nous filer la laine, par laquelle nous fournissons de l’aide dans la cause d’Allah. Nous avons des médicaments pour les blessés, nous donnons des flèches aux combattants, nous leurs donnons à des boissons faites avec de l’orge et du blé. Il dit: -levez-vous. Quand Allah offrit la victoire à Khaybar, il nous allua des parts dans le butin qu’il avait alloué à ses hommes. (J’ai demandé) -En quoi consistait ces parts, grand-mère? -C’étaient des dattes. |
| 26 - La part de l’ esclave des musulmans à Khaybar (Daoud 14, 2724). |
| J’étais présent à Khaybar avec mes maîtres qui parlèrent de moi à l’apôtre. Il donna un ordre à mon sujet et on me ceignit d’une épée et je me suis entraînbé avec. Ensuite, on lui dit que j’étais esclave. Il ordonna alors qu’il me soit donné des biens de qualité inférieure. |
| 27 - L’expulsion par Omar (Musa ibn Oqba 13)[05]. |
| Après la prise de Khaybar, les juifs ont demandé à l’apôtre d’Allah de les laisser là à condition qu’ils travaillent la terre contre la moitié de leur récolte de dattes. Il dit: -Je vous autorise à le faire autant que nous le voudrons.ils restèrent jusqu’à ce que Omar ne les expulse. (...) Les dernières paroles de l’apôtre d’Allah furent: ... et que deux religions différentes ne seraient pas autorisées à subsister sur la péninsule arabique. |
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| [01] Témoignage d’un combattant. [02] Après avoir entendu une de ses poésies. [03] “Le fils du rabin”. [02] Le paradis. [02] Oasis d’une tribu juive occupé par Mohammed. [02] Sira (ed. Guillaume) XLV. |
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